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[RSV Mille] Dr J'enquille et Mister Ralede ShootinG StaR 01/31/2008 09:29 Salut les aminches, Souvenez vous, les temps anciens où je roulais en RI, la bien nommée TransalpOmadaire ("qu'elle était moche, qu'elle était cloche sa transalp repeinte à la taloche !" (tm)), mes divers RDLC avariés, mon suppositoire nippon à fort kilométrage... Aucune ne m'a laissé en rade, bon sauf le RDLC 85 ou un roulement de tête de bielle s'est suicidé sur l'A12, mais là je m'étais fais enctubler par le vendeur... intrinsèquement c'est fiable ;o). Or, un beau jour de septembre 2007, une prime tout aussi improbable que mes montures fut versée, débridant mon pouvoir d'achat. La fièvre acheteuse s'empara de moi, et je décidais tout de go de faire ma crise de la 40 aine 9 ans avant. Quand on aime la vitesse, faut s'assumer. Une belle ritale me faisait de l'oeil, mainte fois aperçue aux bras d'un autre, mais qu'importe, la raison du coeur est toujours la plus forte. Sa stature et son corps musclé, sa taille de guêpe et ses 2 poumons bien fermes ont eu tôt fait de me convaincre. J'aurai une RSV Mille ! Ce fut quand même un choix "un minimum" de raison, c'est une moto qui convient plutôt aux grands (lire en dessous d'1m75 c'est pas simple), l'autonomie entr'aperçue (réservoir de contenance potable, conso "raisonnable") laisse imaginer la possibilité de voyager, moto répandue donc des infos sur l'entretien et la fiabilité générale qui semble potable... Me voila donc en quête d'une diva italienne pour tenir compagnie à ma studieuse mais crapuleuse étudiante nippone. L'affaire fut vite faite, la moto la plus proche de l'origine, historique connu, pas trop loin, pas trop chère, à part l'oiseau qui a chié sur la selle (1) au moment de la transaction, rien à dire. Comme souvent au début, la cohabitation se passe bien, seule déception : l'absence d'un silent bloc (2) sur la selle passager (excellente excuse pour ne rouler qu'en solo sur cette moto, au demeurant) a terni le tableau. Le mode d'emploi vient petit à petit, je règle les leviers par ce que la démul' tire long comme un jour sans virolo, le moulin est somme toute assez creux et pas si vaillant que j'espérais. J'en conclu, en liaison avec les infos glanées avant et lors de la vente, que la moto est tjrs bridée. Suite à l'achat je colle quelques baffes sur les oeillets des disques de frein avant qu'il ne se voilent la face, m'interroge sur le fait que le câble de gaz soit renforcé au chatterton (3) note une micro griffure sur la coque arrière... Bref, je prends la mesure de la moto. C'est alors que mes emmerdes de démarrage commencent (4), faisant écho à ceux rencontrés par Chatmann, sauf que moi j'ai des symptômes bizarres et peu francs, ce qui n'aide pas au diagnostic. Je commence par remplacer la batterie mais rien n'y fait, la moto reste 2j sur le parking du boulot, impossible de démarrer, même avec les 2 batteries en //. C'est donc pas un souci de jus, le démarreur tourne bien, pas de pb de roue libre (même si elle craque affreusement de temps en temps). Seul remède : la rentrer dans le stock de la boite avec le monte charge, la laisser se réchauffer, et sortir les bougies pour vérifier l'allumage. Cylindre arrière, ça va, accessible, pas de souci particulier. Cylindre avant, ça se corse, et je dis pas ça par ce que c'est proche de la ritalerie. M'est avis qu'elle ne sont accessibles qu'a des poulpes, et encore, souple le poule, munis d'outils en alliage liquide façon T1000. Sinon faut être équipés en outils à même de pouvoir virer la boite à air et ses 7 vis de 7 pour le couvercle, et ses 6 chc pour désolidariser la 2eme partie des injecteurs... Évidemment tout ça avec l'accessibilité toute relative offerte par un accès sous un réservoir remonté sur charnières, comme un capot de bagnole, avé la tite tige qui va bien pour le maintenir en l'air. Joie. En tout cas l'allumage va bien les bougies arrières clignotent en choeur. Comique de voir ses étincelles si lentes, moi qui suis habitué à regarder l'allumage des 350 RDLC, là on divise par 4 la fréquence des éclairs pour le même régime moteur. Bref, je vire toute l'essence, je sèche les bougies, souffle ds le cylindre, je remonte et miniracle : elle redémarre sur le cylindre arrière et l'avant suit, bien obligé qu'il est, oublié la noyade. Je met tout ça sur le compte du restricteur dans la boite à air qui doit favoriser la noyade et pourquoi pas sur la cartographie merdique du bridage, pensant que ça ne doit pas aider. Je recharge les batteries, je recolle l'ancienne dans la meule et je ne l'utilise que de jour quand il fait à peu près beau, et que je pars de mon box pour y revenir. Full danseuse kéké replica. S'en suit un épisode où je dois rallier la Polaroil Academy et ma foi, autant utiliser un outil un peu plus moderne que la fois précédente ou j'ai remonté le RDLC dans la nuit. Évidemment ce qui devait arriver arriva une emmerde : je crevais du pneu arrière (5), sur l'autoroute, entre 2 bornes d'appel. Bien entendu c'était ma première fois en 7 ans de moto non-stop et un paquet de kilomètres. D'ailleurs j'ai failli m'en mettre une belle, malgré et sûrement à cause l'amorto de direction. Le pneu était bien bien à plat ce qui fait que j'ai eu droit a un guidonnage d'anthologie dès que je coupais les gaz, ZE guidonnage, qui part du louvoiement gentil jusqu'à atteindre une amplitude flippante. Arret sur la BAU. <insert grand moment de solitude here> Obligé d'appuyer le RSV comme un vulgaire scoot volé sur la rambarde (merci les cavalières) : avec le pneu arrière dégonflé la béquille est trop longue et la moto ne tient pas debout, et surtout impossible d'avancer avec le pneu à plat, il tourne sur la jante. Bien entendu, mon kit de réparation tubeless est sous la selle du ZX6R. <insert grand moment de solitude II, le retour, here> Épisode marche à pied - borne de secours - IMA - dépanneuse bagnole avec chargement olé olé - subtile suggestion au dépanneur que les crochets en acier sur le cadre en alu c'est pas une bonne idée - Garage Renault - Concess du bled fermé le samedi A/M et qui ne prend QUE et UNIQUEMENT des Suzuki. Un autre à qq. bornes de là, multimarque, pneu en stock, qui m'envoi chier par téléphone à 17h30 un samedi. Il ne montera pas un pneu, même si je lui amène la roue démontée dans le 1/4 d'heure qui suit. Évidemment j'ai encore 150Km à faire, on est la veille du black-out des concess pendant 48h, j'suis à la bourre et j'ai rien bouffé depuis 11hoo ce matin. Merci Mr le CONcess de votre aide. <insert grand moment de solitude III, la vengeance, here> Finalement la solution la meilleure est toujours la plus simple, malgré le trou d'un fort beau gabarit, la pose d'une mèche par le garagiste me permet de repartir, non sans craindre un peu la suite des évènements. Faisant fi de ces désagrément, l'amateur de moto italienne se doit d'être d'une zénitude forçant le respect de ses camarades circulant en japoniaises, alors que lui parade en création italienne. Je dois bien admettre qu'au niveau partie cycle c'est que du bonheur. Freins avec un excellent feeling, du mordant comme il faut, suffisamment de puissance. Amortissement ferme mais assurant une motricité exemplaire même sur les fripures du revêtement. Tableau de bord digne d'un A380 (piqué à la 250 de la marque, mais bon...). Un bel outil. Naïf comme je suis, je n'avais pas pris l'ampleur des signes (1)(2)(3)(4)(5)(etc.) qui m'ont été transmis. J'ai du réveiller l'affreux Dieu Karakthe'r et passer dans la lumière acide de son regard empoisonné, ou encore marcher sur un des multiples pédoncules de la Fée Gnalopdélaiktricité pour qu'elle m'en veuille, ou pire encore : il fallait que je me rende à l'évidence, j'entrais de plein pied dans le monde de la moto italienne. Arrivé au terme des 10 000km qui marquent l'espace entre les révisions du ZX6R, je me suis décidé à lui offrir un comportement routier un peu plus sécurisant. Disons qu'à 75.5 Kkm l'amortisseur arrière est franchement HS, mes roulements de roues AV sont morts, mes roulements de direction sont tassés, il n'y a guère que la fourche purgée avant les vacances qui soit à peu près vaillante. Pour couronner le tout le point dur déjà assez conséquent à la NC07 n'a cessé d'empirer et me gratifie de "scrontch crock crack" réguliers. Il est temps de mettre le kit chienne à la retraite^^h^^h^^benne. Bien entendu, ça passe par une mise sur le banc de touche de mon étudiante nippone bridée et bridée. Et là, je dis ratage, super ratage. On ne peut pas compter sur la fourbe ritale. Emmerdé, à tel point que je n'ai pas pu démarrer lundi, pas pu bossser... Changement de bougies pour des plus chaudes avec à la clé le démontage de la boite à air, sur le trottoir a la lumière du lampadaire et de la frontale, épluchage du manuel, plein de vérifications... Qq constats en vrac, un fil HT n'était pas bien emboité dans un des antiparasites avant et la moto est débridée. Je remet le câble de l'antiparasite, je remonte la 2eme batterie chargée à bloc et s'en suit une séance de pinces, voiture, mise en // des batteries, et ggriiignignigni pendant 5 min pour la faire démarrer... Elle démarre. Le ralenti a 4000 tours. J'ai replacé les câbles de gaz sous la petite plaque prévue à cet effet. Erreur. Re re re démontage du réservoir, libération des câbles, envie d'y foutre le feu et tout le tremblement. PUTAIN LA GNALOPE DE M*ERDE. VA FALLOIR QUE CA CAUSE. Constat sur le chemin du retour au bercail : j'ai gagné en souplesse et en watts, merci l'antiparasite rebranché, ou merci l'adrénaline de l'énervement ? Hier matin sur le trajet( elle a craqué au 1/4 de tour, mais bon ça compte pas elle était dans le box), fin limier que je suis, j'imagine que : comme la moto est une usine à calories (thermomètre à 85° facilement atteins au feu, en utilisation urbaine sans être embouteillé). Une telle t° associés au temps humide et frais => lorsque le moulin refroidis ça doit bien se gaver en humidité là d'dans. Arrivé au boulot je me gare, je sors les gants de mécano du cul de selle, et je les bourre dans l'air forcé. Le soir, petit pincement au coeur, je reprend la meule. Ben elle démarre au 1/4 de tour ! RDV porte de Versailles, je poireaute une Heure, et elle redémarre nickel. Pinaise content le Yann, ça serait t'y OK ? Aurais-je vaincu Luigi ? Ce matin, RAS, démarrage nickel, mais bon elle dort au chaud. Ca compte pas. Je me gare, et je tente la journée stationnée SANS les gants bouche boite à air. Ce soir. MON CUL OUI ! Impossible de démarrer. Rebelotte CIVIC + câbles + 5min à insister... RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH² !!!!!!!!!! Putain de foutre dieu de bordel de saloperie de bibelot de merde !!!!!!!!!! Avec l'a priori mécanico-négatif sur l'injection, et le brouhaha entourant les emmerdes a répétition sur les ritales... Je suis en plein cliché !!!! Je suis vert, ça gâche tout... Je ne sais pas quoi faire, pas envie de la mettre chez le concess pour lacher des ronds à gogo sans être sur que ça change quelque chose, pas envie de lâcher le morceau pour autant... Le comble, c'est que je vais donc aller au boulot en 350 RDLC de 1980 usée jusqu'à la moelle, et elle, va démarrer sans emmerde. Je pisse sur les twins poussifs et les injections à trous qui puent. @+ -- Yann aka ShootinG StaR && DjYanK || DeeJonKt - YAHT#1 Mach III '69 (juiced) - RDLC '80² (alive) - RGV '91 (puzzled) - RS (raced) Une fois, j'ai voulu mettre du gaz, c'était pas ma taille, j'ai renoncé.
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