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Fontainebleau, le retour de la vengeance III semaines 2 et3de levriernoir 02/11/2008 10:55 Comme dâhab je me traîne. Voici la suite. Après un weekend « réparateur » on entre dans le vif du sujet. La transmission de notre savoir acquis la semaine précédente. Le groupe de stagiaires est de 19. Certains ont passé le pré-stage (permis moto) la semaine précédente, dâautres il y a quelques mois. Peu ont déjà le permis civil, tous les niveaux de pilotages sont représentés. Les formalités administratives sont expédiées le lundi matin. Lâaprem : Gazzzzzzzzzzzzzzz, enfin, non, Gazzz. On débute et il faut observer la qualité de conduite de nos stagiaires. On se fait donc un petit circuit route dâune centaine de km qui reprend les « traditionnels » virages dâArbonne et dâEpisy. On est 6 instructeurs, ça nous fait des rames de 3-4 gugusses à emmener. Ben, yâa du boulot pour certains ! Jâai trouvé pire que moi au niveau trajectoires. Jâai eu quelques frayeurs avec des gars qui ont allègrement empiété sur la voie opposée. Quelques explications, des passages répétés auront raison de leurs divagations. Dans cette première semaine, nous referons deux sorties route, une de « longue distance » (200 km), lâautre de nuit (100 km). En fait pour pouvoir valider le permis de conduire dans le civil, les stagiaires doivent cumuler 400 km de route dont 100 de nuit. Il y a eu aussi la scéance de freinage sur de vieilles K75 décarénées. En gros il faut faire 4 freinages successifs. Un de lâavant en serrant la poignée tant que câest possible, un de lâarrière en bloquant tout, un autre de lâarrière sans bloquer et le dernier en plantant avant et arrière, mais sans bloquer. Câétait sur cet exercice que durant mon précédent recyclage je mâétais rendu compte que les poulets ne volent pas. Et ben les jeunes nâauront pas chutés. Tout se perd. Le reste de la semaine sâest passé principalement sur le domaine des pistes. Nous avions comme matière, le passage sur les deux premières pistes dâapprentissage (la blanche et la jaune). La piste blanche sera travaillée correctement. La jaune, câétait pour mémoire, en fait au moment dâaller sur la piste, tout le monde sâest gouré de direction et sâest joyeusement perdu, par petit groupe, sur les 80 hectares qui nous sont réservés. Il nây a pas eu que du défoulement pendant nos scéances sur le domaine. Des cours ont été donnés pour le franchissement de rochers (un rocher bien parallélépipédique dâun bon mètre de haut à franchir) ainsi quâune belle monté et descente dâune vingtaine de mètres de haut et qui doit avoisiner un pourcentage de 180%. Ce dernier franchissement est à faire dans les deux sens, pour que ça ne soit pas trop facile dans un sens, en bout de la descente il y a un joli gauche à négocier, que si les tractations avec le regard nâaboutissent pas, le stagiaire et/ou sa moto aboutissent eux, au choix, dans un bel arbre ou un beau rocher. Lâarbre nâa rien eu, par contre le rocher nous a permis de voir quelques figures très, mais alors très très libres. Enfin, bon, jusque là pas de bobos. Toutes ces instructions sérieuses ont été entrecoupées de tours un peu partout histoire de se dégourdir les crampons et que les stagiaires constatent que tout le monde est égal devant lâattraction terrestre. Un vrai retour à la terre comme dira un instructeur permanent. Jâen ai profiter pour agrandir mon patrimoine, jâai encore « acheté » quelques morceaux de sable et de terre à droite à gauche. Les deux derniers jours de la semaine nous avons commencé les sorties en tout-chemins en reprenant les circuits que nous avions fait durant notre semaine « pédagogique ». Mais à un rythme beaucoup plus lent, ce qui nous allait très bien à mon camarade détaché et moi. La météo ayant été clémente, le terrain nâétait pas trop glissant, enfin bon, ça faisait quand même des virgules dans tous les sens. Nous aurons quand même notre seule « victime » un stagiaire qui sâest fait une déchirure en voulant ne pas laisser tomber sa bécane dans un chemin boueux. Bye bye, il reviendra au mois dâoctobre pour la prochaine session. Jâespère que dâici là il roulera un peu, car il était loin dâêtre à lâaise sur deux roues. Un nouveau weekend se profile à lâhorizon. Câest sous la contrainte (une vague menace de me faire bouffer mes épaulette) que le vendredi soir je retrouve au clairon une foule innombrable de frmistes (3). Merci à Fred, SDG (non je ne voulais pas les bouffer ces foutues épaulettes) et Marco pour le pot et le repas. Les autres, zâêtes que des lopettes ! Voilà , câest dit ! En tout cas câest un régal que dâentendre lâIndian démarrer et partir. Dernière semaine. La fatigue commence à se faire sentir, trois semaines de pratique moto intense, jâai pas lâhabitude. Espérons que le rythme soit toujours calme. Les sorties sont toujours axées sur le tout-chemins. Avec des exercices de découverte des circuits, une « course dâorientation » en moto, un exercice de recherche de personnes. Les circuits seront assaisonnés dâun passage dâune « marche », en fait un rocher que si-tu-passes-pas-là -où-on-te-dit et bien soit tu te manges un arbre soit tu y laisses une clavicule. Et vu lâendroit paumé de la « marche » il vaut mieux faire comme dit. Cette exercice se soldera par lâarbre 1, les stagiaires 17. On a pas eu besoin de faire venir les secours. Lâautre « surprise » sera un passage de gué, impressionnant, mais pas trop difficile quand même. Seul un instructeur permanent mettra le pied dans lâeau, son amour-propre en a pris un coup sur cette sortie. Au début de la semaine, notre capitaine nous a fait la surprise, juste à nous instructeurs détachés, de nous annoncer que durant une séance de théorie, nous irons faire une petite sortie route afin de valider notre recyclage. Cette surprise a été mal accueillie. En effet si on se rate, le recyclage ne sera pas validé et nous aurons droit à une semaine de recyclage normale. Enfin, nous ferons contre mauvaise fortune bon coeur . Le jour dit, nous nous munirons dâune moto bleue (K75 ou R1100) et ferons une petite soixantaine de bornes sous le regard vigilant de deux instructeurs (chacun le sien). Ca sâest bien passé, beaucoup mieux en fait que ce que jâappréhendais. Car, au lieu de prendre une moto que jâavais déjà conduite, jâai porté mon choix sur une R1100. Je déteste cet engin, câest un véritable tank. Beuarkkk. Bon, enfin je nâaurais pas à revenir pour un autre stage de recyclage avant 5 ans (si rien ne change dâici là ). Lâambiance sera au beau fixe toute la semaine. Nos camarades stagiaires nous prépareront un casse-croûte où chacun aura amené une spécialité locale (je plaints la chambrée de ceux qui ont amené un bon camembert et un fromage des Pyrénées). Nous aurons aussi un repas dans un petit resto de Dannemois entre deux sorties tout-chemins. Câest vrai que la vie dâinstructeur (même détaché désigné dâoffice et non-volontaire) nâest pas facile facile. La semaine se termine enfin. Le vendredi est consacré au nettoyage des motos (yâa du boulot), à la réintégration des équipements et à la perception dâun casque « cross » pour les stagiaires. Jâai quand même posé une question au directeur de stage à propos du niveau de certains stagiaire et sa réponse mâa fait un peu peur. En fait tout stagiaire qui arrive à la fin du stage le voit validé, quelque soit son niveau de pilotage. Certes ils ne font pas le stage de formation de 3 mois, mais sur ce coup là , je les trouve un peu léger à donner le stage même à des gens qui ont presque peur de la moto. Pour positiver, il faut se dire que ces gens-là nâiront pas bien loin avec leurs motos, mais ça inquiète quand même un peu. A 15 heures, nous sommes libérés. Retour à la maison avec beaucoup de fatigue et une grosse crève (on a pas idée de faire de la moto par un temps de brouillards givrants. Bye bye les tropiques Bellifontaines, je rentre dans mon sud à moi que jâai. Là où il y a du soleil et le bon coté de la RN 20. -- Lévrier Noir
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